On prend le relais. Vous n'avez pas à gérer seul.
Déclarer vite et bien, c'est ce qui décide de la suite. Voici les délais à ne pas dépasser, ce qu'il faut réunir, et ce que le cabinet fait à votre place auprès de l'assureur.

Combien de temps avez-vous pour déclarer ?
Les délais ci-dessous sont ceux fixés par le Code des assurances. Ils courent à partir du moment où vous avez connaissance du sinistre. Certains contrats prévoient des délais plus longs, jamais plus courts.
5 jours ouvrés
C'est le délai de principe pour la plupart des sinistres : dégât des eaux, incendie, bris, accident. Article L.113-2 du Code des assurances.
2 jours ouvrés en cas de vol
Le vol bénéficie d'un délai réduit. Le dépôt de plainte est à faire au plus vite, le récépissé accompagne la déclaration.
30 jours en catastrophe naturelle
Le délai court à compter de la publication au Journal officiel de l'arrêté portant constatation de l'état de catastrophe naturelle.
Accident de la route
Le constat amiable, rempli et signé sur place, vaut déclaration. Transmettez-le sans attendre, même si la responsabilité est discutée.
Si le délai est dépassé
Déclarez quand même. La déchéance de garantie n'est pas automatique : l'assureur doit démontrer que le retard lui a causé un préjudice.
Un doute sur le délai ?
Appelez le cabinet avant de faire quoi que ce soit. Un appel de deux minutes évite souvent une erreur de procédure.
Ce qui se passe, étape par étape
Vous n'avez qu'un seul interlocuteur : le cabinet. C'est lui qui parle à la compagnie, relance et vérifie les propositions.
Vous nous prévenez
Par téléphone ou par le formulaire ci-dessous. On ouvre le dossier, on vérifie tout de suite quelles garanties de votre contrat jouent et lesquelles ne jouent pas.
On déclare à la compagnie
La déclaration part avec les bons éléments et les bonnes références. Une déclaration mal formulée oriente le dossier dans la mauvaise direction dès le départ.
L'expertise, si elle a lieu
Pour les dommages significatifs, un expert mandaté par l'assureur évalue le préjudice. On vous prépare à ce rendez-vous et on vous dit quoi montrer.
La proposition d'indemnisation
On la relit avec vous : montant, application de la franchise, vétusté déduite, valeur à neuf le cas échéant. Si elle est basse, on discute ou on demande une contre-expertise.
Le règlement, puis l'après
On suit le versement jusqu'au bout. Puis on regarde ce que le sinistre change pour la suite du contrat, et s'il faut ajuster les garanties.
Ce qu'il faut réunir avant d'appeler
Plus le dossier est complet au départ, plus l'indemnisation est rapide. Rien de tout cela n'est bloquant : on complète ensemble ce qui manque.
Votre numéro de contrat
Il figure sur votre avis d'échéance, votre attestation et vos conditions particulières.
La date et les circonstances
Quand, où, comment. Décrivez les faits sans les interpréter : la qualification juridique, c'est notre travail.
Des photos, beaucoup
Prises avant tout nettoyage ou réparation. C'est la pièce qui manque le plus souvent, et celle qui pèse le plus.
Les justificatifs de valeur
Factures, bons de garantie, relevés bancaires, photos d'avant. Sans preuve de valeur, l'indemnisation se discute mal.
Les coordonnées des tiers
Personnes impliquées, témoins, voisins concernés, entreprise intervenue. Et leur assureur quand vous le connaissez.
Le récépissé de plainte
Indispensable en cas de vol, de vandalisme ou d'acte de malveillance. À obtenir avant la déclaration si possible.
Déclarer un sinistre par écrit
Décrivez ce qui s'est passé. Je reprends contact avec vous pour compléter le dossier et le transmettre à la compagnie.
Ce qu'on me demande le plus après un sinistre
Déclarer un sinistre fait-il automatiquement augmenter ma cotisation ?
Non, pas automatiquement. En auto, seul un sinistre dont vous êtes responsable joue sur le coefficient de réduction-majoration, et une part de responsabilité partagée compte pour moitié. En habitation, il n'existe pas de barème légal : l'assureur apprécie la fréquence des sinistres. Avant de renoncer à déclarer, appelez-nous : on compare le montant en jeu et le risque réel.
Faut-il déclarer un petit sinistre inférieur à la franchise ?
L'obligation de déclaration existe même si vous n'attendez rien de l'assureur, notamment quand un tiers est impliqué : il peut se manifester bien plus tard. Signalez-le nous, on vous dira si une déclaration formelle est utile dans votre cas.
Puis-je faire réparer avant le passage de l'expert ?
Faites uniquement les travaux conservatoires, ceux qui empêchent l'aggravation : bâcher, couper une arrivée d'eau, sécuriser une ouverture. Conservez les factures et photographiez tout avant intervention. Les réparations définitives attendent l'accord de l'assureur.
L'expert de l'assureur est-il neutre ?
Il est mandaté et rémunéré par la compagnie, ce qui ne le rend pas malhonnête mais explique qu'il applique la position de son mandant. Vous pouvez faire appel à un expert d'assuré à vos frais, et de nombreux contrats prévoient la prise en charge de tout ou partie de cette contre-expertise : c'est un point à vérifier au contrat, on le fait pour vous.
Pourquoi l'indemnisation est-elle inférieure à ce que j'ai payé ?
Le plus souvent à cause de la vétusté : l'assureur indemnise la valeur du bien au jour du sinistre, pas son prix d'achat. Certains contrats prévoient une garantie valeur à neuf qui rembourse la vétusté, sous conditions de délai et de remplacement effectif. C'est une garantie à regarder avant de souscrire, pas après le sinistre.
Combien de temps pour être indemnisé ?
Cela dépend de la nature du sinistre, de la nécessité d'une expertise et de la présence d'un tiers. Un bris de glace se règle vite, un sinistre avec expertise et recours contre un tiers prend nettement plus longtemps. On ne promet pas de délai : on vous dit où en est le dossier et on relance quand il s'enlise.